J’ai tué Kennedy, Manuel Vàzquez Montalbàn

Posted on 17 octobre 2011

6


Pepe Carvalho entre en scène : détective privé nihiliste, gourmet, grand lecteur et brûleur de livres, il a pour mission de camper un tueur très entraîné, à la fois garde du corps et assassin du président américain, pour le compte de la CIA et du lobby du pétrole. Une première enquête hallucinatoire qui sape le mythe Kennedy dans une joyeuse sarabande de marionnettes, d’ellipses et de délires.

 

 

 

 

 

Présentation

Ayant de longues dates entendu beaucoup de bien sur le personnage emblématique de Pepe Carvalho (chef de file durant longtemps de la littérature policière Ibérique), j’ai décidé de sauter le pas. Derechef je dirai que plonger pour la première fois dans l’univers de Montalbàn n’est pas chose aisée. Je m’attendais rien qu’avec le titre, à trouver là un polar noir, aux relents politiques méphitiques, aux complots multiples et variés. A force de ne faire que survoler les quatrièmes de couverture qui trop souvent en disent trop, ont finit par se laisser  même surprendre ! Il est rare qu’un polar me déstabilise autant. Pour tout dire avant de rédiger cette chronique, il a fallut que je me pose, que je fasse le point, puis que j’effectue quelques recherches sur l’auteur et son oeuvre pour commencer seulement alors à assimiler ce que je venais de lire !

Né en 1939, ayant grandi dans l’Espagne de Franco, journaliste de formation, politiquement très engagé au parti communiste Catalan, il écrira son premier essai dans les geôles Franquiste et fera naître le personnage de Pepe Carvalho en 1972, quelques années avant que le régime ne tombe. Il se définissait lui même comme un « journaliste, romancier, poète, essayiste, anthologiste, préfacier, humoriste, critique et gastronome » ou plus simplement comme « un communiste hédoniste et sentimental » (Source Wikipedia).

L’ouvrage est le journal intime de Pepe Carvalho, garde du corps Espagnol de J.F.K., membre de la C.I.A. et agent double. Présenté sans chapitrage, avec une trame narrative confuse, bourré de nombreux délires (le palais féérique du clan Kennedy, invisible et volant dans les nuages), j’avoue n’avoir adhéré à aucun élément de cet ouvrage qu’il s’agisse du style, des personnages, des références ou de l’histoire. L’auteur disait :  »J’utilise une structure énigmatique pour entamer un discours à caractère social, une réflexion sur le pouvoir, la politique… ». Pour ma part je suis totalement passé à côté du discours et de la réflexion, le discours social et la dénonciation du libéralisme sont présents en filigrane mais presque inaudibles. Reste que j’ai bien senti passer la structure énigmatique !

Il est possible que je tente à nouveau une incursion un jour dans l’univers de Montalbàn. Mais il me faudra sans doute un peu de temps pour digérer cette première expérience, peu concluante comme vous l’aurez compris.

Un petit extrait de « J’ai tué Kennedy »

Publicités
Posted in: Polar