L’indélicatesse du cosmos, Eric Lequien-Esposti

Posted on 26 juin 2011

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“Terre-Zéro, année 9kp du 6e Cycle après Ô².

Des mil­lé­naires d’une paix furieuse avaient plongé la terre dans un calme effrayant… Jour et nuit, des hommes et des femmes s’assuraient du bon fonc­tion­nement de la machine socié­tale, tan­dis que d’autres s’acquittaient du sab­o­tage prévu au con­trat. Entre deux Crush-parties, les plus zélés tra­vail­laient l’hypocrisie. Les meilleurs éléments finis­saient au gou­verne­ment. Maitre Moya devait ainsi son élec­tion à avoir promis d’endiguer la sclérose plané­taire, la démo­gra­phie galopante et l’inquiétante diminu­tion de la mis­ère. Son idée ? Trou­ver l’ennemi extra-terrestre por­teur du chaos idéal ! Ensem­ble, ils vain­craient la pâle fatal­ité d’un hori­zon sans vague… N’en déplaise à L’INDÉLICATESSE DU COSMOS !”

 

Auteur : Eric Lequien-Esposti,
Edition : Rivière Blanche, Collection : Blanche
Parution : 06/2011, Pages :248, Prix Indicatif : 17,00 €, ISBN :9781612270197

 

Présentation

Un petit tour de toile, un passage chez Paikanne, une recommandation de Sylvie W…. et me voilà à passer commande auprès de Philippe « J’assure » Ward sur Rivière Blanche. Ouvrage de commande, Eric s’est lancé après avoir eu la certitude de pouvoir faire un Space-Opera « A sa façon ». Ben mon cochon ! Le contrat est rempli, voilà un petit ovni impossible à classer… Sauf peut-être en Space-Nooba, un sous-genre que je crée volontiers pour l’occasion.

L’ouvrage débute par une magnifique préface de Philippe Mermod, physicien chercheur au CERN. Puis Eric prends la main et nous dévoile son univers… L’humanité a atteint son âge d’or et s’emmerde ferme. Pour lutter contre la surpopulation, l’ennui généralisé, la diminution flagrante de la misère, une seule solution préconisée : la guerre. La vraie, la seule, l’unique, celle porteuse de chaos et d’holocauste. Une mission prends alors le chemin des étoiles et s’enfonce dans l’immensité de l’espace à la recherche d’une race extra-terrestre, suffisamment avancée pour nous donner du fil à retordre, voir même capable de nous botter les fesses. Le décor est posé, les personnages n’en feront qu’à leur tête !

Le texte est bourré de trouvailles, les jeux de mots s’enchainent, le mauvais goût est de rigueur et hissé fièrement au mat d’artimon ou il flotte à côté d’un délicieux pavillon de non-sens que ne renierais pas nos voisins d’Outre-Manche. Si l’on se borne à une lecture au premier degré c’est un dynamitage en forme des règles du genre. Pour celui qui veut aller plus loin, la matière ne manque pas. Les personnages, tous improbables, sont truculents, même si personnellement je décerne une palme d’honneur à la petite Nooba. Son parler franc, sa gouaille ordurière et son regard de pirate ont eu raison de moi.

A qui s’adresse ce texte ? A tous ceux désireux de passer un bon moment sans prise de tête. A ceux désireux de sortir un temps des sentiers battus pour une sorte de road movie déjanté. A ceux qui ont dans leur vidéothèque quelques titres des Monty Python et de Mel Brooks. Que les cartésiens, les amateurs d’aventures épiques et les tenants d’une science-fiction rigoriste et sérieuse ne s’en prennent qu’à eux même s’ils se perdent dans l’indélicatesse du cosmos.

 

Un petit extrait de L’indélicatesse du cosmos

 

Le monde de Paikanne,

Manuel Ruiz,

Belisam’art, (interview de l’auteur)

 

 

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Posted in: SF